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À la rencontre de nos illustres personnages

  • Histoire

Pierrefonds, par la beauté de son château médiéval, ainsi que pour son centre attractif et dynamique, accueille de nombreux visiteurs chaque année. Et il en a toujours été ainsi,  Pierrefonds a également vu de nombreux invités de marque s'y intéresser, et dont certains, on eu un réel impact sur le village que nous connaissons aujourd'hui. 

Louis-Joseph Deflubé 

Louis-Joseph Deflubé naît à Paris en 1797. C’est un peintre et photographe qui s’intéresse surtout aux paysages de villages français, et ce sont les ruines du château qui l’attirent à Pierrefonds en 1845. Il achète un terrain face à l’église Saint Sulpice pour y construire son hôtel particulier et fait en même temps creuser le célèbre lac que nous connaissons aujourd’hui.  

Durant les travaux pour ce lac, il découvre des sources sulfureuses et ferrugineuses, qu’il fait expertiser par l’Académie Impériale de la Médecine. En 1857, les vertus thérapeutiques de ces eaux sont confirmées et le peintre est autorisé à ouvrir les thermes... Qu’il place dans sa propre demeure. Le succès est immédiat, l’Impératrice Eugénie elle-même vient souvent profiter de ces cures au pied du château en construction. L’activité thermale qu’il a créée lui survit encore une trentaine d’années puisqu’il meurt à Pierrefonds en 1884, et que les thermes ferment définitivement à la fin de la Grande Guerre. 

Musée d'Orsay
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L’Impératrice Eugénie 

La comtesse Eugénie de Montijo naît en Andalousie en 1826. Passant son enfance entre Biarritz et la cour d’Espagne, la jeune femme rencontre Napoléon Bonaparte, alors élu Président de la République, lors d’une soirée de 1848. Bien qu’elle le repousse ce soir-là, elle finit tout de même par accepter ses avances et le mariage est célébré le 29 janvier 1853. Napoléon s’étant fait couronner empereur quelques mois plus tôt, elle devient alors Impératrice des Français.  

Considérée comme l’une des plus belles femmes de son époque, son image publique et politique exerce une influence colossale sur les plus grandes cours européennes. Ayant prêté ses traits à la statue de la reine Sémiramis qui décore la cheminée monumentale de la salle des preuses du château de Pierrefonds, Eugénie n’hésite pas à manifester son attachement au village ce qui lui vaut, dès 1860, le titre honorifique de « comtesse de Pierrefonds ». 

D’ailleurs, on raconte que le choix de la restauration des ruines de aurait été le fruit de son influence pour l’installation de la nouvelle résidence impériale… Ne sachant se décider entre les ruines du château de Pierrefonds et Coucy-le-Château dans l’Aisne, le couple impérial aurait procédé à un tirage au sort… pour lequel l’Impératrice aurait inscrit Pierrefonds sur les deux papiers !  

Franz Xaver Winterhalter / Château de Compiègne
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Caroline Rémy, dite Séverine 

Née à Paris le 27 avril 1855, Caroline Remy est la fille d’un fonctionnaire, inspecteur des nourrices à la Préfecture de Paris. En 1879, enceinte de son amant le professeur de médecine Adrien Guébhard, elle est contrainte de fuir à Bruxelles où elle rencontre Jules Vallès, journaliste français lui aussi réfugié en Belgique. C’est grâce à lui qu’elle est initiée au métier de journaliste et aux idées politiques qu’elle défend tout au long de sa carrière : socialisme, droits des femmes, liberté d’expression... En 1885, elle devient la première femme rédactrice en chef aux commandes de son journal Le Cri du Peuple.  

Subissant de fortes critiques à cause de ses nombreux combats, notamment la défense de Dreyfus durant son procès, elle décide de s'installer à Pierrefonds au début du XXème siècle, et y achète une maison. Ici, elle peut continuer à écrire ses articles, qu’elle envoie à Paris grâce à la gare se trouvant en face de chez elle, tout en profitant du calme de la campagne. Elle y meurt le 24 avril 1929. Ses obsèques, tenues à Pierrefonds, réunissent plus de deux milles personnes, et elle est inhumée aux côtés d’Adrien Guébhard dans le cimetière municipal du village. Après sa mort, sa maison est rachetée par son amie Marguerite Durand, avec qui elle a collaborée dans le journal féministe La Fronde

Musée Carnavalet
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Carnet
de voyage
Carnet de voyage